- Titre du livre : Belgravia
- Auteur: Julian Fellowes
- Maison d’édition: 10/18
Pitch: « 15 juin 1815. Tandis que les troupes de Napoléon sont en marche, la jeune Sophie Trenchard ne peut cacher sa joie. Issue d’une famille d’intendants, la voilà invitée au bal de la duchesse de Richmond, l’événement qui réunit la brillante société de Grande-Bretagne à Bruxelles. Elle espère surtout y croiser le beau Edmund Bellasis, le meilleur parti du moment. Mais la soirée est interrompue par l’annonce d’une bataille imminente : Waterloo. »
Mon avis: ❤❤❤
Comme beaucoup, il me semble, je me suis tournée vers ce bouquin quand j’ai appris que l’auteur n’était autre que le scénariste de la superbe série « Downtown Abbey ». Oui, à mon grand étonnement, je suis tombée en amour pour cette série il y a quelques années maintenant, et il m’arrive de me refaire quelques épisodes juste pour le plaisir.
Ici, Belgravia nous plonge dans l’aristocratie du 19ème siècle. Deux familles que tout opposent vont êtres réunies suite à un vieux scandale. Amateur de ragots, de potins, et de secrets en tout genre, soyez en appétit, la suite s’annonce savoureuse!
J’ai aimé les personnages, tout d’abord. Ils ne sont pas trop caricaturaux, tout juste ce qu’il faut, et ils sont complexes de par leurs bons et mauvais côtés. Haute société et classe populaire se rencontrent, chacun essayant de tirer la couette de son côté. Tous les ingrédients de Downtown Abbey sont de retour, et pourtant, les personnages sont originaux, les intrigues différentes de celles de la série! On ne sait pour qui notre loyauté penche, celle ci changeant au fil des pages au fur et à mesure des révélations.
Ensuite, l’intrigue, le fond de l’histoire, qui apparaît assez rapidement, et pourtant! Les rebondissements nous font douter, tentant de démêler le vrai du faux jusqu’à la dernière page. Qui a raison? Qui a tort? Qui ment? Qui dit la vérité? Ah, rien que d’y repenser j’en ai l’eau à la bouche! Les secrets sont le fondement de l’intrigue, ils sont révélés les uns après les autres, pour nourrir notre curiosité, devenant source de drame dans le quotidien de nos personnages.
Enfin, je me souviens du suspense finale, j’ai englouti les 100 dernières pages à une vitesse, ne répondant ni au téléphone, ni aux questions de mon homme, captivée! Quelle torture quand on y pense! Dévorée par le désir d’en savoir plus! Et quand on comprend, on est ravi, parce qu’on s’est laissé berné, parce qu’on a eu tort, on a eu peur, on s’est dit « Han ce n’est pas vrai! » et on sourit béatement sur la quatrième de couverture en mode « Sacré Julian, il m’a bien eu! »
J’ai adoré cette lecture qui m’a fait voyager dans le temps, à une époque que je connais peu, et qui m’a permis de découvrir pas mal d’aspects historiques. La plume de l’auteur est douce, simple, elle a ce qu’il faut de mystère, ce qu’il faut de belles tournures de phrases. Surtout, j’ai aimé me faire avoir! J’ai aimé les personnages, j’ai compris leurs motivations, bien qu’elles soient parfois complexes, obscures, malveillantes. C’était un moment très agréable, et je ne serais pas surprise de me replonger dedans plus tôt que prévu! Lecture sympa qui correspond à toutes les saisons, à déguster quand on a le temps de lire devant soi, pour ne pas être interrompu au milieu d’un dénouement!
La petite citation qui donne envie:
« Elle était à cette étape de la vie que chacun traverse peu ou prou, lorsque c’en est fini de l’enfance et qu’un sentiment de fausse maturité vous donne l’impression que tout est possible… jusqu’à ce que l’entrée dans l’âge adulte prouve qu’en définitive il n’en est rien. »