La voleuse de livres – Markus Suzak

 

  • Titre du livre: La voleuse de livres
  • Auteur: Markus Zusak
  • Maison d’édition: Pocket
  • Collection: Pocket Jeunesse
  • Pages: 640

Pitch: « Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenu. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? Au moins que ce ne soit son secret… »

Mon avis: ☆ ❤❤❤

Cela vous arrive souvent, vous, de pouvoir lire une histoire racontée par la Mort en personne? Rien qu’avec cette idée, j’étais déjà conquise! Ensuite, l’époque: noire, triste, affreuse, cruelle. Enfin, une petite fille qui vole des livres. Il y avait tout dans ce livre pour que je sois satisfaite, et pourtant, les premières pages sont déroutantes. Le récit est entrecoupé par les pensées de La Mort, par son regard, par ce qu’elle voit (bien que pour nous, la Mort reste invisible).

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L’histoire est d’une poésie rare, elle est bouleversante. L’auteur arrive à alterner à la perfection moments tendres, instants de réflexions, faits historiques. Mais j’insiste, quelle écriture! Quelle plume! Quel regard sur le passé! Quelle idée formidable!

En plus d’être un coup de coeur, La Voleuse de Livres est pour moi un immanquable, une lecture indispensable, pour tous. Elle touchera chaque lecteur dans ce qu’il a de plus intimes : des jeux d’enfants, des notes d’accordéons, des cauchemars qui réveillent en sursaut la nuit, de la douceur des dessins à la craie, des courses à pied et des livres.

J’ai lu ce livre à un moment particulier de ma vie, mais lorsque je l’ai ouvert, je ne le savais pas encore. Je l’ai commencé lors de mon départ pour Bali, je l’ai lu en traversant tout le Continent Asiatique par le ciel, en survolant la Russie, la Mongolie et la Chine. Je l’ai lu dans les transports balinais, à chaque fois que j’avais peur de la route. Je l’ai terminé le 27 Mai au soir, dans la forêt tropicale, sous ma moustiquaire. Ce jour là, à la fin de ma lecture, la mort m’attendait ailleurs sur Terre, mais pourtant, quand j’ai refermé ce livre, pour la première fois depuis très longtemps, je n’en avais plus peur.

En vrai? Ce livre vous brisera le cœur autant qu’il vous le remplira d’amour.

Une citation qui donne envie:

 » Le monde bouillonnait en elle tandis qu’elle était là, parmi les jolis livres aux titres bien nets. Elle sentait ce grand brassage tandis qu’elle parcourait les pages aux ventres pleins à ras bord de paragraphes et de mots. Petits salauds, pensait-elle.Jolis petits salauds. Ne me rendez pas heureuse. Surtout ne venez pas me remplir pour que je croie que quelque chose de bon peut sortir de tout cela. Regardez mes meurtrissures. Regardez cette écorchure. Voyez-vous l’écorchure que j’ai à l’intérieur? La voyez-vous s’étendre sous vos yeux et me ronger? Désormais, je ne veux plus espérer. Je ne veux plus prier pour que Max soit sain et sauf. Ni Alex Steiner. Parce que le monde ne le mérite pas. »

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Très jolie chronique, ça donne envie ! Il faut vraiment que je le lise, je vais le mettre en tête de ma PAL pour 2019 🙂

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    1. Bonjour ! En effet, c’est une très bonne idée. C’est vraiment une des plus belles histoires que j’ai lu dans ma petite vie de bouquineuse! 🙂

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